Quand on est salarié aidant, partir en vacances ressemble parfois à un « projet logistique » plus qu’à une pause. Et c’est normal et compréhensible car au-delà de réserver un séjour ou location, vous devez penser à tout pour permettre d’accueillir votre proche en toute sécurité. Pas toujours évident lorsque l’on sait que vous assumez simultanément vos obligations professionnelles et veilliez chaque jour sur un proche fragilisé par l’âge, une maladie ou un handicap.
Voici 6 recommandations pour bien préparer votre départ en vacances avec votre proche :
1. Poser un cadre médical simple avant de réserver.
Prenez le temps de vérifier, avec le médecin traitant ou le spécialiste, ce qui est compatible avec le séjour : tolérance au transport, gestion de la chaleur ou du froid, rythme de repos, risques liés aux infections, et conduite à tenir en cas d’urgence. L’objectif n’est pas de médicaliser les vacances, mais de sécuriser les décisions concrètes (trajet, activités, horaires), et d’éviter la mauvaise surprise d’un séjour trop exigeant.2. Choisir l’hébergement comme un “outil de confort”.
L’accessibilité réelle ne se résume pas à une mention “PMR”. Demandez des éléments précis : largeur de portes, présence d’ascenseur, douche de plain-pied, lit médicalisable si nécessaire, possibilité de stationner près de l’entrée, calme la nuit. Pour fiabiliser votre choix, vous pouvez privilégier des lieux recommandés par le label d’État “Tourisme & Handicap”, porté par Atout France, qui vise à garantir une information fiable sur l’accessibilité et la qualité de l’accueil.
Sur place des professionnels peuvent intervenir auprès de votre proche pour prendre le relais, vous libérer du temps afin de vous accorder un peu de répit pour de la marche, de la lecture, …
3. Préparer un “dossier de voyage”.
Pour alléger votre charge mentale, ce dossier peut contenir la liste des traitements (nom, dosage, horaires), les ordonnances, les allergies, les coordonnées des professionnels de santé, le contact d’une personne à prévenir, et, si besoin, les documents liés aux aides (ex. reconnaissance de handicap, carte, etc.). Ce dossier n’est utile que s’il est immédiatement accessible : version papier dans le sac et version numérique sur votre téléphone.4. Anticiper votre propre répit.
Avant de partir, identifiez une solution “plan B” : relais familial, voisin de confiance, service local, ou une plateforme d’accompagnement et de répit que vous pouvez contacter pour être orienté, comme le portail national d’information, ou les plateformes d’accompagnement et de répit. Le simple fait de savoir qui contacter, même si cela ne s’avère pas nécessaire, permet de réduire considérablement le stress.
5. Sécuriser le “côté travail” avant le départ
Votre tranquillité dépend aussi de ce que vous laissez derrière vous. Si une présence renforcée est nécessaire, vous pouvez regarder le congé de proche aidant, qui permet de cesser temporairement l’activité (Service-Public.fr) Et si vous devez réduire ou interrompre votre activité professionnelle ponctuellement, il existe l’allocation journalière du proche aidant (AJPA), versée dans la limite de 66 jours, avec depuis 2025 la possibilité d’accompagner jusqu’à 4 proches sur la carrière (Portail “pour-les-personnes-agees.gouv.fr”, CAF). L’enjeu, ici, est d’éviter de partir avec la double inquiétude : “et si mon proche va mal ?” et “et si mon travail empiète sur le reste ?”
6. Vérifier les aides possibles pour financer un séjour adapté
Le budget pèse vite sur les décisions et des aides peuvent être possibles comme L’ANCV qui propose notamment l’Aide aux Projets Vacances (APV), visant l’inclusion de publics fragiles avec des partenaires de terrain (ANCV, ou Mon Parcours Handicap). Ce type de levier peut permettre de choisir un hébergement plus sûr (et donc plus reposant), plutôt que de “faire au moins cher” au détriment du confort et de la sécurité.