Action 1 — Demander l’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA)
le deuil a besoin d’un avant et d’un après. Cela peut être un rituel simple et intime, par exemple écrire une lettre à la personne disparue (ce que vous n’avez pas pu dire, ce que vous gardez d’elle), sélectionner un objet symbolique quand vous vous sentez prêt, ou organiser un geste commémoratif avec d’autres proches. L’idée n’est pas « d’oublier », mais de donner une place à la relation autrement.
De nombreux aidants ressentent également une palette d’émotions complexe, parfois contradictoire allant de la tristesse au soulagement, alliant colère, épuisement, et parfois un sentiment de « ne plus servir à rien » une fois que leur aide n’est plus requise.
Action 2 — Mobiliser l’APA ou la PCH pour alléger les dépenses du proche aidé
Ces deux prestations ne sont pas destinées à l’aidant directement, mais elles peuvent alléger la charge financière globale. L’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) est versée par le Conseil départemental aux personnes âgées de plus de 60 ans en perte d’autonomie. Elle finance des aides à domicile, du matériel, des aménagements, autant de dépenses qui, sans elle, incomberaient souvent sur l’aidant. La Prestation de Compensation du Handicap (PCH), quant à elle, peut même servir à dédommager l’aidant familial lui-même, à hauteur de 4,70 € de l’heure en 2025 s’il maintient une activité professionnelle, davantage s’il la réduit ou la cesse.
Action 4 — Solliciter votre employeur et les dispositifs RH dédiés
Votre entreprise peut être un soutien financier et organisationnel insoupçonné. Seuls 25 % des salariés aidants osent informer leur management de leur situation, souvent par peur d’être stigmatisés mais se taire a un coût. Certains employeurs proposent des aménagements d’horaires, des congés supplémentaires ou des aides financières ponctuelles. (Financement de CESU, abondement de bourse d’études pour un enfant en situation de handicap, compensation de la perte de salaire en cas de recours à un congé de proche aidant). Renseignez-vous auprès de votre service RH, de votre délégué syndical ou de votre assistante sociale d’entreprise (CSST). Ces interlocuteurs peuvent vous orienter vers des fonds d’action sociale, notamment ceux gérés par votre mutuelle ou votre prévoyance collective.
Action 5 — Faire un bilan avec un travailleur social
La complexité des droits existants est l’un des principaux obstacles à leur mobilisation. Le taux de recours aux aides dédiées aux proches aidants reste inférieur à 50 % selon les dernières estimations du CNSA autrement dit, une aide sur deux n’est pas réclamée, faute d’information. Un travailleur social, un Point d’Information Local dédié aux personnes âgées (PILA) ou un Centre Local d’Information et de Coordination (CLIC) peut vous aider à faire le point sur toutes les aides auxquelles vous avez droit pour vous et pour votre proche et vous accompagner dans les démarches. Ce type de bilan est gratuit et peut changer radicalement votre situation budgétaire. De plus dans l’application Tilia vous pouvez réaliser rapidement et simplement votre simulation en ligne !
Un dernier mot
La gestion du budget en tant qu’aidant nécessite d’aborder le sujet avec son employeur, un professionnel ou sa famille. Cette démarche démontre une prise de conscience et une responsabilité envers soi-même. Des dispositifs adaptés sont disponibles et évoluent favorablement ; il est important d’en tirer pleinement parti. Il est également recommandé de veiller à son propre bien-être tout en assumant ses responsabilités auprès des autres.
Vous êtes salarié et proche aidant ? Vous accompagnez un proche en perte d’autonomie liée à l’âge, la maladie ou une situation de handicap ?
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