aidant sous un paraplui

Comment organiser la prise en charge de mon proche afin de pouvoir m’absenter ? Tour de table des dispositifs existants

Beaucoup d’aidants vivent une réalité silencieuse et parfois écrasante, en essayant de concilier le soutien au proche fragilisé avec leur vie personnelle et leur activité professionnelle.

Être aidant familial tout en étant salarié demande une énergie considérable, il est difficile de maintenir un équilibre sans relais adapté.

Pourquoi est-il si difficile de s’absenter quand on est aidant ?
Prévoir de s’éloigner ponctuellement de son proche n’est jamais simple. La première difficulté est organisationnelle : il faut trouver une solution fiable, disponible parfois en urgence, là où les services sont inégalement répartis. S’ajoute souvent une difficulté émotionnelle : la culpabilité de « laisser » son proche, la peur qu’il ne soit pas aussi bien accompagné ou qu’il se sente abandonné. Ces obstacles, cumulés à la charge mentale et aux obligations professionnelles, peuvent mener à un surmenage.
Des solutions existent pour souffler en toute confiance
L’hôpital de jour est une solution précieuse qui permet d’assurer la prise en charge son proche pendant quelques heures ou journées. Ces structures, souvent rattachées à des établissements de santé, proposent des activités de soin, de socialisation et de stimulation. Cela permet à l’aidant de prendre du temps pour soi, de recharger ses batteries, tout en sachant que son proche est dans un environnement sécurisé. Les services à la personne, comme l’aide à domicile ou l’auxiliaire de vie, offrent une solution souple tout en permettant au proche de ne pas quitter son environnement. Ils assurent souvent des gestes essentiels du quotidien et une présence rassurante. Ils peuvent intervenir quelques heures ou plus longtemps, selon les besoins. Ces services sont souvent finançables en partie via  l’APA. La famille et les proches restent une ressource précieuse. Même une aide ponctuelle peut faire une réelle différence. Oser demander de l’aide et organiser un relais, même imparfait, permet de ne pas tout porter seul. Mettre en place d’un planning familial, même simple, peut libérer des plages de répit indispensables. Une communication ouverte avec ses proches peut permettre de partager le poids du rôle d’aidant. Le baluchonnage est une solution innovante encore méconnue en France : un ou deux professionnels spécialisés remplacent l’aidant à domicile pendant plusieurs jours consécutifs, permettant de partir en vacances ou de gérer un impératif professionnel ou personnel prolongé. Ce dispositif se développe progressivement en France, souvent via des associations d’aidants.
Quelques repères utiles

En tant que salarié aidant, vous pouvez bénéficier du congé de proche aidant et, sous conditions, de l’allocation journalière du proche aidant (AJPA) (source : service-public.fr). Pour vous informer et être accompagné, des sites comme aidant.gouv.frMa Boussole Aidants ou l’Association Française des Aidants proposent des ressources fiables et des conseils personnalisés.

Prendre du répit n’est pas un renoncement. C’est une nécessité pour durer et continuer à accompagner votre proche dans de bonnes conditions, sans vous oublier.

Vous êtes salarié et proche aidant ? Vous accompagnez un proche en perte d’autonomie liée à l’âge, la maladie ou une situation de handicap ?
Toute l’équipe Tilia se mobilise pour vous apporter des conseils pratiques tout au long de l’année grâce à nos articles mais également si vous bénéficiez de notre dispositif humain et digital, n’hésitez pas à faire appel aux conseillers sociaux et assistants personnels à votre disposition !
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