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Ce qui change en 2026 ? Les bonnes nouvelles pour débuter l’année

Commencer l’année quand on est salarié et proche aidant, c’est souvent avancer avec une double charge : répondre aux exigences professionnelles tout en étant pleinement présent pour son proche fragilisé par l’âge, la maladie ou le handicap. Cette réalité, partagée par des millions de Français, est faite de responsabilités, d’inquiétudes, mais aussi d’un engagement profond et généreux. La bonne nouvelle, c’est que l’année 2026 s’ouvre avec plusieurs évolutions réglementaires favorables aux aidants, pensées pour simplifier les démarches, réduire certains coûts et mieux reconnaître votre rôle essentiel. Ces changements, parfois passés inaperçus, peuvent pourtant avoir un impact concret sur votre quotidien et méritent d’être connus pour démarrer l’année avec un peu plus de sérénité.
Une prise en charge intégrale et simplifiée des fauteuils roulants

À partir du 1ᵉʳ décembre 2025, mais pleinement effectif en 2026, tous les fauteuils roulants sont désormais pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sans reste à charge pour l’usager. Cette réforme s’applique à tous les types de fauteuils roulants, y compris les modèles électriques, spécifiques ou dédiés au sport, dès lors qu’ils sont prescrits par un professionnel de santé. Source : Ameli.fr Elle met en place un guichet unique pour simplifier les démarches.  Pour certains fauteuils manuels, la prescription peut être faite par votre médecin ou un ergothérapeute. (source : Mon parcours handicap)

Pour les aidants, cela permet un soulagement financier réel pour des équipements parfois très onéreux. Plus besoin de combiner plusieurs aides ou de mobiliser ses ressources personnelles pour garantir la mobilité de ses proches.

Cette réforme concerne directement les quelques 150 000 personnes qui achètent un fauteuil chaque année, mais aussi environ 400 000 personnes qui en louent un temporairement. Au total, on estime qu’environ 1,1 million de personnes utilisent un fauteuil roulant au quotidien en France.

Le congé de proche aidant : des droits consolidés en 2026

En tant que salarié aidant, vous pouvez demander à cesser totalement ou partiellement votre activité professionnelle pour vous occuper d’un proche en perte d’autonomie grâce au congé de proche aidant (anciennement congé de soutien familial). Ce congé est un droit : votre employeur ne peut pas le refuser ni rompre votre contrat de travail du fait de votre départ. Il peut durer jusqu’à 3 mois, renouvelable dans la limite d’1 an sur l’ensemble de votre carrière.

Pour alléger l’impact financier de cette interruption, il est possible de recevoir l’allocation journalière du proche aidant (AJPA). Au 1ᵉʳ janvier 2026, cette allocation est fixée à 66,64 € par jour (possibilité aussi en demi-journée) et peut être versée dans les limites de 66 jours par proche aidé, renouvelables pour accompagner jusqu’à quatre personnes différentes au cours de votre carrière, soit potentiellement 264 jours indemnisés au total.

Ce renforcement progressif depuis 2025 contribue à mieux concilier vie professionnelle et rôle d’aidant.

Plus de répit et d’accompagnements encadrés pour préserver votre santé

Un autre changement significatif voté en 2025 mais qui s’applique pleinement en 2026 est le décret du 19 août 2025, qui encadre les prestations de répit pour aidants. Il offre désormais la possibilité d’avoir un accompagnant professionnel continu jusqu’à six jours consécutifs, que ce soit à domicile via le service de baluchonnage ou lors de séjours de répit aidant-aidé.

Cette mesure est cruciale : pouvoir disposer de professionnels pour remplacer l’aidant quelques jours permet de prévenir l’épuisement physique et moral, facteur trop souvent négligé chez les aidants. Selon les chiffres les plus récents, entre 8 et 11 millions de proches aidants accompagnent régulièrement un membre de leur famille en France. Source : Un nouveau décret pour soutenir les proches aidants | solidarites.gouv.fr

Une augmentation des montants plafond de l’APA à domicile

L’Allocation Personnalisée d’Autonomie est une aide versée aux personnes âgées de plus de 60 ans en perte d’autonomie, qui est versée après une évaluation médicale. Son montant varie en fonction du niveau de revenus et du niveau de perte d’autonomie (GIR) de la personne âgée. Le montant maximal pouvant être versé évolue au 1er janvier 2026 :

• GIR 1 : 2 080,33 €

• GIR 2 : 1 682,30 €

• GIR 3 : 1 215,99 €

• GIR 4 : 811,52 €

Source : Pour les personnes âgées

En résumé, l’année 2026 apporte de vraies avancées pour les aidants familiaux, du côté des soins et matériels remboursés, des droits au congé améliorés, d’une allocation plus adaptée. Si chaque situation reste unique, ces changements peuvent alléger concrètement une partie de votre charge, vous permettant de mieux respirer, mieux poser vos priorités et mieux concilier ce double rôle exigeant.

Vous êtes salarié et proche aidant ? Vous accompagnez un proche en perte d’autonomie liée à l’âge, la maladie ou une situation de handicap ?
Toute l’équipe Tilia se mobilise pour vous apporter des conseils pratiques tout au long de l’année grâce à nos articles mais également si vous bénéficiez de notre dispositif humain et digital, n’hésitez pas à faire appel aux conseillers sociaux et assistants personnels à votre disposition !
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