Les aides financières à disposition des aidants

Être aidant, c’est souvent donner beaucoup de temps, d’énergie… et parfois faire face à des impacts financiers importants. Pourtant, de nombreuses aides existent en France pour soutenir cet engagement. Les connaître permet de mieux s’organiser et de préserver son équilibre.

Aujourd’hui, environ 9,3 millions de personnes sont aidants en France (DREES, 2023). Pour certains individus, assumer ce rôle auprès d’un proche peut entraîner des conséquences financières significatives. La réduction de leur activité professionnelle se traduit par une diminution des revenus, tandis que la participation aux frais liés aux soins (médicaments, établissements, etc.) ou le soutien aux besoins du quotidien de leur proche représente également un coût supplémentaire.

Certaines aides pourraient pourtant représenter un soutien significatif pour eux : selon les situations, le montant total peut dépasser 1 400 € par mois en cumulant plusieurs dispositifs. Cependant ces aides restent encore largement méconnues.

Voici les aides mis à disposition pour les aidants :
L’allocation journalière du proche aidant (AJPA).
Lorsqu’un salarié aidant sollicite un congé de proche aidant, non rémunéré, il peut prétendre à l’AJPA. Cette indemnisation permet de compenser une perte de revenus lorsque l’on réduit ou arrête temporairement son activité pour accompagner un proche. Elle est versée par la CAF ou la MSA. En 2026, son montant est de 66,64 € par jour, dans la limite de 66 jours par proche aidé. Elle constitue un soutien précieux lors des périodes les plus intenses de l’aidance.
Si votre proche est âgé de plus de 60 ans, l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) joue un rôle central. Cela concerne l’accompagnement d’une personne âgée en perte d’autonomie.
Elle est versée au proche aidé, mais permet de financer des aides à domicile, de l’accueil de jour ou des solutions de répit. Elle peut aussi être majorée pour permettre à l’aidant de souffler . Indirectement, elle allège la charge financière et organisationnelle du quotidien.
La prestation de compensation du handicap (PCH). Cette aide finance notamment l’aide humaine, les aménagements du logement ou les équipements. Elle peut également servir à dédommager un aidant familial, avec un montant horaire encadré (environ 4,78 € à 7,16 € selon les situations) . Elle reconnaît ainsi concrètement le rôle de l’aidant.
Devenir salarié de son proche aidé, notamment via le dispositif CESU. Cela permet de percevoir une rémunération pour l’aide apportée, tout en bénéficiant d’une protection sociale (retraite, assurance maladie). Cette rémunération peut être financée par l’APA ou la PCH . C’est une solution intéressante lorsque l’aidance devient très prenante.
L’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie (AJAP). 
C’est une aide spécifique pour les situations de fin de vie.
Elle est versée dans le cadre d’un congé de solidarité familiale et permet de compenser une perte de revenus pendant cette période particulière .

 

L’allocation journalière de présence parentale (AJPP).

Elle concerne les parents aidants d’un enfant de moins de 20 ans gravement malade, accidenté ou en situation de handicap. Elle permet de suspendre ou de réduire son activité pour accompagner son enfant tout en percevant une indemnisation, versée par la CAF (ou la MSA). En 2026, elle s’élève à 66,64 € par jour (33,32 € la demi-journée), dans la limite de 22 jours par mois, et n’est soumise à aucune condition de ressources.

Bon à savoir : l’AJPP n’est pas imposable c’est une prestation familiale exonérée d’impôt sur le revenu, que vous n’avez pas à déclarer.

Au-delà de ces aides directes, d’autres dispositifs peuvent alléger le coût global de l’aidance. Il existe par exemple des avantages fiscaux, comme le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile ou des réductions d’impôt en cas d’hébergement d’un proche. Certaines collectivités locales proposent également des aides complémentaires, variables selon les territoires.

Enfin, il ne faut pas oublier les dispositifs liés au droit au répit. Des solutions comme l’accueil temporaire, l’accueil de jour ou le relais à domicile peuvent être financées en partie par les aides existantes, notamment via l’APA : le plan d’aide peut être majoré jusqu’à 583,52 € par an (montant 2026) au titre de l’aide au répit de l’aidant, et même jusqu’à 1 159,32 € en cas d’hospitalisation de l’aidant. Ces solutions permettent à l’aidant de se reposer, ce qui est essentiel pour tenir dans la durée.

Certaines politiques d’entreprise vont au-delà des dispositifs de droit commun : temps partiel sans perte de salaire (80 % travaillé, rémunéré 100 %), ou compensation de la perte de salaire pendant le congé de proche aidant (par exemple 100 % le 1ᵉʳ mois, 75 % le deuxième et 50 % le troisième). Nous vous encourageons à vous rapprocher de votre direction des ressources humaines pour connaître les dispositifs accessibles au sein de votre entreprise.

Conclusion :
Au fond, ces aides ne sont pas des “bonus” mais des droits. Elles reconnaissent que l’aidance a un coût réel, économique autant qu’humain. S’autoriser à les mobiliser, c’est se donner les moyens de continuer à accompagner son proche… sans s’épuiser ni se fragiliser financièrement.
Vous êtes salarié et proche aidant ? Vous accompagnez un proche en perte d’autonomie liée à l’âge, la maladie ou une situation de handicap ?
Toute l’équipe Tilia se mobilise pour vous apporter des conseils pratiques tout au long de l’année grâce à nos articles mais également si vous bénéficiez de notre dispositif humain et digital, n’hésitez pas à faire appel aux conseillers sociaux et assistants personnels à votre disposition !
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