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Si les confinements successifs n’ont laissé personne indemne, il y a fort à parier que ces périodes d’isolement forcé ont fragilisé encore davantage les aidants familiaux et leurs proches vulnérables. Sentiment d’impuissance, rupture du parcours de soins, apparitions de nouvelles pathologies psychologiques… On vous dit tout sur les solutions à mettre en œuvre pour sortir de cette spirale de l’enfermement.

Alors que la pandémie semble sous contrôle et qu’un retour à la normale se dessine peu à peu, l’heure est au bilan, et les chiffres publiés font froid dans le dos : selon une enquête réalisée en 2020[1], 58% des aidants en France affirment que la crise de la Covid-19 a nui à leur santé mentale et émotionnelle, tandis qu’ils sont 49% à estimer qu’elle a également pesé sur leur santé physique. Les raisons sont multiples, et ont produit leurs premiers effets de façon quasi-immédiate : isolement brutal, sentiment d’impuissance, surcroît d’attention nécessaire à pallier l’absence d’aide à domicile (aide-ménagère, mais aussi soignant), anxiété liée à la perte de revenus, en raison d’un chômage partiel ou d’une perte d’emploi, sentiment d’être dépassé face au surcroît de responsabilités à endosser, risque de burn out…

Sans oublier des effets à plus long terme, dont on ne peut encore aujourd’hui qu’estimer la gravité. En effet, l’anxiété accumulée et la perte de confiance en l’avenir auront sans doute des conséquences psychologiques importantes pour les aidants comme pour leur proche, sans oublier l’aggravation de certaines pathologies consécutives aux déprogrammations d’opérations et aux retards de diagnostics.

Si le tableau paraît noir, avec un fort sentiment d’abandon — selon l’étude citée précédemment, 95% des aidants estiment ne pas être reconnus par la société — plusieurs solutions existent afin de sortir la tête de l’eau. Ainsi, n’hésitez pas à solliciter votre entreprise, qui reste une actrice de premier plan afin de vous orienter vers le bon interlocuteur, qu’il s’agisse d’une assistante sociale, de la médecine du travail ou de toute autre solution dédiée de soutien psychologique. Ainsi, depuis la crise, bon nombre d’entreprises ont encore redoublé d’efforts afin de détecter les risques psycho-sociaux et améliorer les dispositifs de Qualité de Vie au Travail (QVT). Autre évolution positive vers un meilleur accompagnement des aidants, le boom de la psy-tech, avec des innovations permettant de mieux diagnostiquer les maladies mentales, de recenser et stocker des informations médicales clés pour orienter le patient vers le bon parcours de soin, des programmes de coaching et d’assistant virtuel… Alors, même à distance, n’hésitez jamais à demander de l’aide !

[1] Enquête internationale réalisée en septembre-octobre 2020 par Embracing Carers et les laboratoires Merck