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Il existe environ 11 millions d’aidants en France. Un accompagnement d’un proche en perte d’autonomie qui occupe parfois une grande partie du temps disponible et est souvent difficile à concilier avec une activité professionnelle. Toutefois, sous certaines conditions, l’aidant peut être rémunéré pour l’aide apportée à son proche.

Les conditions pour devenir un aidant salarié de son proche

Afin de percevoir un salaire, l’aidant doit accompagner un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap et bénéficiant de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) ou de la PCH (prestation de compensation du handicap).

Si la personne aidée est bénéficiaire de l’APA, alors elle peut employer n’importe quelle personne en tant qu’aide à domicile, à l’exception de la personne avec laquelle elle vit en couple (conjoint, concubin, partenaire de PACS).

Si le proche accompagné est bénéficiaire de la PCH, il peut aussi embaucher un aidant en tant que salarié sauf :

  • son conjoint, concubin ou partenaire de PACS,
  • un de ses parents,
  • un de ses enfants,
  • une personne à la retraite,
  • une personne qui exerce déjà une activité professionnelle à plein temps.

A noter : les personnes qui perçoivent la PCH peuvent toutefois choisir de dédommager les aidants faisant partie des catégories ci-dessus. Il ne s’agit dans ce cas pas d’un salaire mais d’une somme d’argent correspondant à 50 % du Smic horaire net applicable aux emplois familiaux (3,99 euros de l’heure ou 5,98 euros dans le cas où l’aidant a réduit ou cessé son activité professionnelle).

Quelles démarches ?

La personne aidée doit avoir le statut de particulier employeur pour pouvoir rémunérer l’aidant (ou tout autre intervenant professionnel à domicile) et bénéficier des mêmes avantages fiscaux que pour l’embauche d’une aide à domicile.

Pour ce faire, il faut que le proche aidé soit inscrit comme employeur auprès de l’URSSAF afin d’obtenir son numéro d’immatriculation.

Une fois le numéro d’immatriculation attribué, c’est à l’aidant de déclarer son emploi à l’URSSAF.

A noter : le salaire perçu par l’aidant peut être cumulé avec le RSA. Toutefois, le montant de ce dernier peut être revu à la baisse en fonction du montant de la rémunération versé par le particulier employeur.

Le congé de proche aidant

Il existe une autre façon d’être dédommagé financièrement pour s’occuper d’un proche en perte d’autonomie.

En effet, depuis le 1er octobre 2020, le congé de proche aidant ouvre le droit au versement de l’allocation journalière du proche aidant (AJPA).

Cette allocation d’un montant de 43,83 € net par jour (pour une personne vivant seule) ou 52,08 € (pour une personne vivant en couple) peut être versée aux salariés du secteur privé ou public, aux travailleurs indépendants ou aux demandeurs d’emploi qui s’occupent d’une personne faisant l’objet d’une perte d’autonomie d’une particulière gravité.