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Certains aidants passeront beaucoup de temps aux côtés de leur proche pendant les vacances, d’autres profiteront de cette parenthèse estivale pour s’accorder un peu de répit. Dans un cas comme dans l’autre, le mois de septembre sera synonyme de réorganisation. Voici quelques conseils pour retrouver le rythme et aborder la rentrée en toute sérénité.

La rentrée est souvent une période anxiogène, surtout pour les aidants qui, de retour au travail, doivent de nouveau apprendre à faire cohabiter leur vie professionnelle et leur rôle auprès de leur proche en situation de vulnérabilité.

S’organiser

Afin de repartir sur de bonnes bases, la rentrée peut être l’occasion de réorganiser son quotidien.

Dans un premier temps, il est préférable de se constituer un planning des prochaines échéances administratives ou encore médicales concernant son proche et ainsi éviter d’être pris au dépourvu ou d’accumuler les démarches en retard.

Se prémunir de situations stressantes en étant prévoyant mais aussi en essayant de conserver une routine rassurante. Pour s’épargner une montée de l’anxiété, il est nécessaire de garder un rythme de vie sain, de réussir à prendre du temps pour soi, pour les loisirs, des activités physiques.

Être aidé

Le retour de vacances est aussi l’occasion de repartir sur de nouvelles bases pour ne pas tout assumer seul.

Le moment de réunir les autres membres de la famille pour voir s’il est possible de mieux répartir les rôles.

L’occasion aussi de faire appel à un professionnel, pour aider dans l’accompagnement de son proche au quotidien (toilette, repas, ménage…). L’intervention d’une aide à domicile peut d’ailleurs être prise en charge partiellement ou intégralement par l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA).

Pour rappel, l’APA est une allocation délivrée sous conditions d’âge et de perte d’autonomie. La demande de l’APA, ou sa réévaluation, s’effectue auprès du Conseil Départemental.

Sécuriser le logement

Afin d’accompagner au mieux la perte d’autonomie et permettre le maintien à domicile de son proche, il est souvent nécessaire d’adapter le logement.

Pour ce faire, les conseils d’un ergothérapeute sont précieux. Ce professionnel, dont l’intervention peut être financée dans certains cas par la Caisse de Retraite ou l’APA, a pour fonction d’établir un diagnostic du logement et de préconiser les aménagements pertinents pour le rendre plus confortable et sécurisé.

Les chutes constituent l’un des principaux risques d’accidents domestiques et c’est pourquoi, en plus d’un nouvel aménagement du logement, l’acquisition d’un système de téléassistance peut permettre de renforcer la sécurité et rassurer l’entourage.

Être soutenu

L’épuisement, le burn out planent au-dessus des aidants lorsque les tâches s’accumulent ou que la charge mentale devient trop pesante.

Pour repartir du bon pied en septembre, il ne faut pas hésiter à évoquer sa situation afin de se délester de ce poids.

Il est possible de parler de sa situation à un professionnel de l’écoute (psychologue) ou encore de se rapprocher d’une association pour partager avec ses pairs.

En parler aussi au bureau pour essayer de trouver des aménagements nécessaires pour concilier sa vie professionnelle et son rôle d’aidant.

Pour rappel, le congé de proche aidant peut être rémunéré depuis octobre 2020 et permet de suspendre ou réduire son activité pour s’occuper de son proche en perte d’autonomie.