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Que ce soit par pudeur ou par peur, la fin de vie est un sujet délicat à aborder. Pourtant en parler permet d’appréhender l’avenir avec plus de sérénité et d’éviter à son entourage d’avoir à prendre des décisions difficiles le moment venu.

Que faire lorsqu’on accompagne une personne en fin de vie, que l’on ne peut plus communiquer avec elle et que l’on doit décider de continuer ou non les traitements ? Comment continuer à faire respecter ses valeurs, ses souhaits ?

Afin de se prémunir de ces douloureux dilemmes, il est important d’évoquer le sujet de la fin de vie avec son proche en amont et de l’informer sur ses droits.

Les directives anticipées

Depuis la loi Leonetti de 2005, toute personne majeure peut rédiger ses directives anticipées.

Ce document permet d’exprimer ses volontés concernant sa fin de vie et servira ensuite à orienter les médecins sur les soins à donner : poursuivre, limiter, arrêter ou refuser les traitements ou actes médicaux, être mis sous respiration artificielle, bénéficier d’une sédation profonde…

Cette déclaration peut être rédigée à tout moment sur papier libre, daté et signé et reste modifiable ou annulable à tout moment.

Une fois rédigées, ces directives anticipées doivent être accessibles (en intégrant le document au dossier médical, par exemple) et connues des proches et du médecin, afin que le jour venu, les volontés de la personne en fin de vie soient respectées.

La personne de confiance

Il est aussi possible de désigner une personne de confiance.

Cette personne (membre de la famille, ami, voisin, médecin…) aura un rôle qui pourra évoluer en fonction de l’état de santé de la personne malade et de sa capacité à manifester sa volonté.

Si la personne qui l’a désignée n’est plus en capacité de s’exprimer, alors la personne de confiance devra toujours être consultée et être informée en priorité.

En l’absence de directives anticipées, la personne de confiance est le garant du respect des volontés de la personne en fin de vie.

La désignation d’une personne de confiance peut être faite à tout moment, dans le cadre de la rédaction de directives anticipées ou indépendamment, sur papier libre daté, signé, en précisant son nom, prénom et coordonnées.

Comme pour les directives anticipées, la désignation de la personne de confiance peut être annulée ou modifiée à tout moment et être indiquée à l’entourage proche.