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11 millions de Français accompagnent au quotidien un proche en perte d’autonomie en raison de son âge, d’un handicap ou d’une maladie. Parmi eux, plus de la moitié exerce une activité et doivent concilier leur vie professionnelle et leur vie d’aidant. Des salariés aidants qui sont plus facilement confrontés aux risques d’épuisement, qu’il soit physique ou moral.

Sont considérées comme salariés aidants, toutes les personnes qui ont une activité professionnelle (à temps partiel ou à temps plein) et qui apportent par ailleurs une aide régulière à un proche en situation de perte d’autonomie.

Faire les courses, effectuer les tâches ménagères, aider à la toilette, au repas… Après une journée de travail le rôle de ces aidants peut rapidement s’avérer compliqué à gérer. Une répétition quotidienne d’efforts physique et une charge mentale qui ne laisse que trop peu de place au temps libre et peut conduire à toutes formes d’épuisement.

Les signaux d’alerte

Qu’il soit physique ou moral, l’épuisement peut avoir des conséquences sur la santé de l’aidant, peut être vecteur de tensions ou de conflits et avoir des répercussions aussi bien dans la sphère privée que professionnelle.

Au-delà des difficultés d’ordre physique (douleurs au dos, courbatures…) les premiers signes de l’épuisement peuvent apparaître au niveau de l’apparence (négligence, prise ou perte de poids significative, visage fatigué…), se manifester par des souffrances psychiques (démotivation, anxiété, sentiment de culpabilité, dégradation de l’estime de soi…) ou encore par des troubles du sommeil.

Comment se préserver ?

Ne pas négliger sa santé

Le premier réflexe, si les premiers symptômes d’un potentiel épuisement apparaissent, est de consulter son médecin. Ne pas hésiter à en parler pour éviter que le situation ne s’aggrave.

Savoir s’entourer

 

Une personne en perte d’autonomie est généralement éligible à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). Cette aide est versée par les conseils départementaux et est calculée en fonction du degré de perte d’autonomie du bénéficiaire. L’APA peut ensuite servir à l’achat de biens (rampe d’accès, téléalarme, aménagement de la salle de bain…) et de services (aide à domicile, accueil temporaire en établissement, portage de repas…).

Des services qui peuvent alléger la charge de travail de l’aidant et permettre à l’aidé de créer des liens nouveaux.

Le secteur associatif est aussi là pour apporter de l’aide. Ainsi, à l’image des visites de courtoisie proposées par l’association Monalisa, des bénévoles peuvent venir passer du temps avec une personne peu autonome, l’accompagner pour des sorties et ainsi permettre de relayer l’aidant.

Apprendre souffler

 

Pour ce faire, il existe plusieurs solutions de répit :

– Rattaché la plupart du temps à un un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), l’accueil de jour est une structure médico-sociale qui peut accueillir un proche en perte d’autonomie pour une ou plusieurs journées chaque semaine

– Le relayage est une solution, encore peu développée, qui offre la possibilité à un professionnel de remplacer l’aidant au domicile de la personne accompagnée pendant quelques jours

– Les plateformes de répit sont aussi là pour apporter du soutien aux aidants mais aussi pour permettre de souffler un peu en proposant notamment des interventions d’aide à domicile sur une courte durée

Les droits des aidants en entreprise

Les salariés aidants ont aussi la possibilité de bénéficier d’un don de jours de congés. Ainsi tout salarié en entreprise peut donner une partie de ses jours pour permettre à un collègue aidant de son occuper de son proche.