img
Sélectionner une page

Aidant : mieux vaut prévenir que guérir

Lorsque l’on sait qu’à horizon 2030, 1 actif sur 4 sera aidant, on comprend le souhait d’un nombre croissant de personnes d’anticiper l’avenir. Comme tout événement de la vie, il est possible d’organiser la prise d’âge et la détérioration de l’état de santé de votre proche en situation de dépendance, qu’il soit âgé ou souffrant d’un handicap. Voici les bons réflexes à adopter, et les démarches à effectuer pour faire valoir vos droits à être accompagné dans votre rôle d’aidant.

L’avenir, ça se prépare lorsqu’on est aidant !

Si demain, votre proche perdait tout ou partie de son autonomie, que se passerait-il ? Où vivrait-il ? Qu’adviendrait-il de ses affaires et de son chat Birman ? Au-delà du soutien moral et psychologique que vous apportez à votre proche dans votre vie de tous les jours, il est tout à fait normal de vouloir anticiper — et prévenir — au mieux les difficultés auxquelles vous allez devoir faire face au cours des prochaines années. Parfois interprétées comme une tentative d’ingérence, ces questions ne doivent pourtant pas rester taboues.

Avez-vous déjà entendu parler du mandat de protection future ? Très répandu dans d’autres pays d’Europe, il peine à se faire connaître en France, en dépit de ses nombreuses vertus. Il s’agit d’un document permettant à votre proche en future situation de dépendance de désigner un ou plusieurs mandataires pour agir à sa place le jour où son état de santé le nécessitera. Ce formulaire est fourni par l’état, mais vous pouvez aussi faire appel à un avocat ou un notaire en fonction de votre situation.

Et côté finances ?

Si votre proche est en situation de handicap, là encore, votre inquiétude quant à son avenir, notamment financier, lorsque vous ne serez plus en mesure de subvenir à ses besoins est tout à fait légitime. Sachez qu’il est possible de lui faire bénéficier d’un leg « graduel » ou « résiduel », permettant une succession en deux temps. En présence de patrimoine, il est tout à fait possible de privilégier un enfant plus vulnérable, en accord avec le reste de la fratrie.

Les placements financiers peuvent également être une alternative intéressante : assurance vie, investissement immobilier, contrat rente-vie… Votre banquier peut être une source d’informations précieuses sur ces sujets.

N’oubliez pas que le plus important reste de communiquer avec votre proche et le reste de son entourage, afin d’éviter tout risque d’incompréhension et de conflit. N’hésitez pas à faire appel à une personne tierce pour vous conseiller !